55+: Addictions comportementales
Comment s’installe une addiction comportementale ?
Une addiction ne s’installe pas du jour au lendemain. Les phases de transition entre comportements à faible risque, comportements problématiques et dépendance sont fluides, et cela dans les deux sens. Souvent, de telles évolutions sont favorisées par des expériences difficiles ou des crises. Par exemple, la solitude ou la perte d’un être cher sont susceptibles de transformer un comportement à faible risque en addiction comportementale, laquelle a toujours plusieurs causes.
Au même titre que la consommation de substances psychoactives comme l’alcool, le tabac ou les substances illégales, certains comportements à risque peuvent devenir problématiques et conduire à la dépendance. Cela induit des modifications dans l’organisme, notamment au niveau du système de récompense cérébral, comparables à celles observées dans les addictions liées à des substances. La structure et le fonctionnement de certaines zones du cerveau subissent alors une altération progressive.
Une transition fluide : comportement à faible risque – comportement problématique – dépendance
- Un comportement à faible risque n’est nocif ni pour la santé de la personne concernée, ni pour son entourage.
- Un comportement à risque ou problématique peut causer des dommages à la personne concernée et à son entourage. On distingue trois schémas de comportements potentiellement problématiques, à savoir un comportement excessif, un comportement chronique et un comportement inadapté à la situation.
- L’addiction ou la dépendance est une maladie et un phénomène qui a des composantes à la fois biologiques, psychologiques et sociales. Elle a des répercussions aussi bien sur l’état physique et psychique de la personne que sur son entourage au sens large. L’addiction désigne un comportement qui persiste malgré ses conséquences graves pour la santé et la vie sociale des individus concernés et de leur entourage.

Source : OFSP, Stratégie nationale Addictions jusqu’en 2028